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Accueil du site || Maladie et impacts || Incidence sur la reproduction || Conséquences de l’épisode de fièvre catarrhale de sérotype 8 sur la reproduction : premières estimations de la fertilité des mâles
Dans les différentes régions touchées par la fièvre catarrhale de sérotype 8 en 2007, des actions ont été entreprises pour évaluer l’impact sur la reproduction et en particulier la fertilité des mâles.

La fertilité des mâles a été le premier indicateur étudié pour estimer l’impact de la FCO sur la reproduction.

Des indicateurs variés basés sur la clinique et les analyses de laboratoire

Chez les taureaux, le plus souvent, la qualité de la semence a été testée :

  • chez des animaux présentant des signes cliniques plus ou moins forts (dans l’Aisne),
  • chez des animaux sains ou malades (en Moselle).

Dans l’Aisne, les taureaux ont été testés 2 fois à un mois d’intervalle.

La sérologie des animaux a été vérifiée à chaque fois.

En Moselle, le virus a été recherché dans le sang et dans la semence.

La fertilité des béliers a également fait l’objet de testages systématiques organisés par les Chambres d’Agriculture et les Centres d’Insémination Artificielle dans plusieurs départements (Aisne, Ardennes) avec l’appui de FUS (France UPRA Sélection).

Des premiers résultats variables et contradictoires

Les résultats des études de fertilité des mâles seront intégrés à l’étude nationale d’impact de la FCO sur la fertilité conduite par l’UNCEIA et FUS en lien avec l’Institut de l’Elevage et la FNGDS. Celle-ci fournira une image globale du statut des reproducteurs dans les départements touchés.

Néanmoins, les résultats obtenus pour l’instant au niveau local peuvent apparaître variables et contradictoires :

Qualité de la semence et infertilité

De façon générale, la qualité des semences varie mais sans corrélation avec la clinique ou la sérologie FCO.

Dans l’Aisne, 50% des taureaux étaient infertiles lors du premier prélèvement réalisé plus de 90 jours après l’observation des principaux signes cliniques. Certains taureaux apparaissaient cependant à nouveau fertiles 1 mois après.

Les testages réalisés dans les Ardennes sur les béliers donnent une estimation du pourcentage de béliers fertiles de 16% et 27% dans les un à deux mois qui suivaient l’atteinte des élevages détenteurs.

Excrétion du virus dans la semence

En Moselle, 85% des 43 taureaux testés ont une sérologie positive, mais le virus n’a été mis en évidence dans la semence que d’un seul des 29 animaux testés (mise en évidence de l’ARN viral par analyse moléculaire de type PCR). Cette étude révèle aussi l’existence en janvier de taureaux présentant toujours une PCR positive.

Sur ce sujet, des éléments complémentaires devraient être apportés par les travaux conduits en partenariat entre la FNGDS, l’UNCEIA, FUS, l’Institut de l’Elevage et Laboratoire National de Contrôle des Reproducteurs.