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Accueil du site || Vecteurs || Surveillance entomologique || Surveillance de l’activité des Culicoides en France

Une journée d’information et d’échanges sur la fièvre catarrhale ovine a été organisée dans le cadre du Réseau Français pour la Santé Animale (RFSA) le 21 janvier 2009.

Au cours de cette journée, les modalités de surveillance de l’activité des Culicoïdes, moucherons piqueurs vecteurs de la maladie, ont été présentées.

Historique de la surveillance entomologique

Classiquement présente entre les 40ème et 50ème parallèles au nord, et entre les 30ème et 40ème parallèles au sud, la fièvre catarrhale a progressivement conquis le bassin méditerranéen à partir de 1998 (Extension de la fièvre catarrhale en Europe) .

L’extension de la maladie dans le bassin méditerranéen a fait suite à la remontée de la limite nord de distribution de Culicoides imicola, son principal vecteur afro-asiatique. Ainsi, en Corse, les premiers foyers se sont déclarés en octobre 2000, quelques semaines après confirmation de la présence de C. imicola.

Face à cette extension, un réseau de surveillance entomologique s’est mis en place dès 2002 afin de :
- suivre la dynamique de population de C. imicola en Corse,
- détecter son introduction éventuelle sur le littoral méditerranéen.

Les piégeages ont été réalisés par les Services vétérinaires en Corse et par l’EID/Méditerranéen sur le littoral, l’identification des Culicoides étant assurée par l’Université de Strasbourg et l’EID/Méditerranée.

Ce réseau a permis notamment de confirmer l’installation de C. imicola dans le Var, autour de la vallée de l’Argens en 2004.

Réseau de surveillance après 2006

L’apparition du virus de la fièvre catarrhale de sérotype 8 (puis du virus de sérotype 1) en Europe tempérée a impliqué de s’intéresser, dans la mesure où C. imicola est absent de ces zones, à la possibilité d’une transmission par des espèces autochtones européennes.

Depuis 2006, des réseaux de piégeage ont donc été implantés en France dans différentes zones géographiques en fonction de l’évolution de la maladie.

Ces réseaux, fonctionnant avec la même organisation que celui de Corse, ont permis de déterminer :

  • la diversité des espèces de Culicoides présentes avec la mise en évidence notamment de la prédominance des espèces du groupe Obsoletus [1]
  • les dynamiques de population variables selon les régions et les années,
  • les dates de début et fin de l’activité des Culicoides ce qui a des conséquences pratiques et réglementaires en terme de mesures de restrictions aux mouvements des animaux.

Extension du réseau en 2009

En raison de la progression de l’épizootie et pour répondre aux exigences réglementaires (règlement 1266/2007), le réseau est à l’heure actuelle dans une phase d’extension.

Depuis février 2009, l’ensemble du territoire est couvert avec un total de 160 pièges à raison d’un à deux pièges par département.

Les détails de l’organisation de ce réseau et ses résultats sont consultables sur le site internet du CIRAD. Une lettre d’information dédiée à la surveillance entomologique est publiée tous les 4 mois par le CIRAD. Elle est accessible au lien suivant :
http://bluetongue.cirad.fr/surveillance/surveillance_entomologique/lettres_d_information

Le site OCAPI (Observations Campagnes de Piégeage) permet de consulter les informations issues des piégeages pour chaque site : inventaire des espèces, nombre et dynamique des populations sur l’année.

Les informations issues de ces suivis sont régulièrement communiquées au Comité européen Permanent de la Chaîne Alimentaire et de la Santé Animale (CPCASA). Les résultats obtenus au cours des premiers trimestres 2009 témoignent de la généralisation de la reprise d’activité vectorielle depuis le mois d’avril ( situation de la France fin Mai 2009 présentée lors du CPCASA des 3 et 4 Juin 2009).


Pour en savoir plus :

Ci dessous :
Diaporama présenté par T. Balenghien (CIRAD) sur le "Surveillance de l’activité des Culicoides en France" au cours de la journée d’information et d’échanges sur la fièvre catarrhale ovine organisée par le Réseau Français pour la Santé Animale le 21 janvier 2009.

notes:

[1] Le groupe Obsoletus est fondé uniquement sur des critères morphologiques. Il inclut les espèces suivantes :

- C. abchazicus - C. chiopterus - C. dewulfi - C. montanus - C. obsoletus - C. scoticus

Pièces jointes