Recherche

Le diagnostic de laboratoire reste indispensable pour confirmer l’infection d’un animal. Parmi les outils disponibles, figurent les techniques sérologiques.

Les anticorps, témoins de l’infection, peuvent être détectés 8 à 10 jours après son début et persister plusieurs années.

Différentes techniques sont disponibles pour les mettre en évidence : immunodiffusion en gélose, neutralisation virale ou ELISA.

Aucun test sérologique simple n’est cependant disponible pour identifier les anticorps induits par les différents sérotypes viraux.

ELISA :
reconnaissance d’anticorps spécifiques du groupe viral

Les kits ELISA employés en routine utilisent les propriétés antigéniques de la protéine VP7. Cette protéine structurale, présente dans la capside interne du virus sous forme de trimères, est très conservée (c’est à dire présente chez les 24 sérotypes viraux identifiés à ce jour). Elle induit chez les ruminants infectés ou vaccinés la synthèse d’anticorps de groupe.

De ce fait, l’ELISA ne permet :

  • ni de distinguer les différents sérotypes viraux de la fièvre catarrhale,
  • ni de distinguer les anticorps post-infectieux des anticorps post-vaccinaux (voir à ce sujet la synthèse réalisée par S. Zientara).

Cinq kits ont été validés par le laboratoire national de référence et peuvent être utilisés. Leur liste est consultable sur le site internet du ministère de l’agriculture et de la pêche à l’adresse suivante :
http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/sante-protection-animaux/maladies-animales/fievre-catarrhale-ovine/diagnostic-analytique/.

Les informations techniques relatives à ces kits sont disponibles auprès du CIRAD [1].

Séroneutralisation virale et typage

Parmi les tests sérologiques, seule la séroneutralisation virale différentielle peut être proposée pour identifier les anticorps induits par le virus de la fièvre catarrhale.

Les épreuves de séroneutralisation virale font appel à des sérums spécifiques des 24 sérotypes viraux et permettent de typer le virus isolé. La lourdeur et les difficultés d’interprétation (réactions sérologiques croisées) de ce test le rendent toutefois impraticable pour des études de séro-surveillance à large échelle.


Pour en savoir plus :

- Protection des ruminants suite à une infection naturelle par le virus de la fièvre catarrhale

- Prévalence sérologique de la fièvre catarrhale à sérotype 8 au cours de l’hiver 2007-2008.

- Synthèse réalisée par S Zientara, E Bréard, C Sailleau, G Belbis, A Relmy (UMR Afssa/INRA/ENVA) concernant la Différenciation sérologique entre animaux vaccinés et animaux infectés.

- Sur le site du Réseau Français pour la Santé Animale : les réponses scientifiques et techniques apportées lors de la réunion d’information et d’échanges du 21 janvier 2009

notes:

[1] CIRAD : centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement