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  • Quels sont les symptômes de la fièvre catarrhale chez les bovins ?

    Chez les bovins, on considérait jusqu’en 2007, que la fièvre catarrhale était le plus souvent inapparente (absence de symptômes) ou provoquait des symptômes discrets (formes frustes de la maladie accompagnées de symptômes sans gravité).

    L’épizootie de sérotype 8 se démarque des épisodes précédents concernant d’autres sérotypes en raison des symptômes sévères constatés chez les bovins.

    Dans sa forme classique, la fièvre catarrhale peut soit passer inaperçue, soit provoquer des symptômes frustes, peu prononcés. La maladie peut se traduire par une simple hyperthermie transitoire : 40 à 42°C pendant 1 à 2 jours. Elle s’exprime souvent essentiellement par des avortements, de la mortinatalité, la naissance de jeunes de petite taille pouvant présenter des malformations congénitales. La mortalité est faible.

    Les symptômes observés avec le sérotype 8 se rapprochent de ceux généralement observés chez les ovins. La maladie se traduit par de la fièvre puis une inflammation des muqueuses buccale, nasale et oculaire. Comme chez les ovins, la congestion initiale est suivie d’une ulcération des muqueuses :

    • ulcères de la cavité buccale, sur les gencives, accompagnés par une hypersalivation,
    • irritation et ulcères du mufle ainsi que des fosses nasales à l’origine d’un jetage muqueux pouvant devenir sanguinolent et pulvérulent.

    Des oedèmes de la tête, de la mamelle et des membres (jarrets notamment) sont rapportés. La congestion des trayons (enflés, rouges) et de la base de la mamelle entraîne des difficultés de traite et participe à la perte de production des animaux. L’atteinte des membres ainsi que les lésions podales à l’origine de boiteries se traduisent globalement par des difficultés de déplacement des animaux.

    Enfin, des avortements et de la mortinatalité ont été rattachés à la maladie. L’impact sur la fertilité des mâles semble en outre indéniable. Son incidence réelle sera plus précisément déterminée dans les études actuellement en cours.

  • Quels sont les symptômes de la fièvre catarrhale chez les caprins ?

    Jusqu’à présent, on considérait que les chèvres infectées par la fièvre catarrhale ne manifestaient aucun symptôme (forme inapparente).

    Pour les sérotypes de FCO répertoriés jusqu’à présent (sérotypes autres que le sérotype 8) dans les pays et zones du sud et qui sont mieux connus, les chèvres sont en général des animaux porteurs mais qui expriment peu de symptômes (porteurs sains). Ceci a par exemple globalement été le cas de la Corse au cours des différentes épisodes des années 2000.

    Peu de foyers caprins ont été identifiés en 2007 suite à l’épisode épizootique dû au virus de sérotype 8. 15 élevages caprins localisés principalement dans le nord et l’est de la France ont été considérés comme infectés suite à des contrôles sérologiques positifs en FCO. Parmi ces 15 élevages 6 montraient des signes cliniques bien visibles dont 2 « élevages atypiques » (animaux de compagnie et parc animalier). Les signes cliniques observés sur les caprins étaient variables allant d’une légère fièvre à tout ou parties des signes suivants : forte hyperthermie 41°C, abattement et perte de l’appétit, inflammation de la bouche (ulcères) et hypersalivation, langue bleue, lésions ulcéro-nécrotiques, croûteuses sur les naseaux, diarrhée.
    Les informations obtenues sont encore très partielles et ne permettent pas d’évaluer précisément l’importance de l’impact sanitaire de la maladie chez les chèvres.

    Au niveau international, quatre études expérimentales ont confirmé que la chèvre pouvait être infectée par les virus FCO (sérotypes 2, 4 et 8) mais pour trois de ces études les animaux n’ont montré aucun symptôme à l’exception d’hyperthermie (fièvre) variable. Dans une étude avec le sérotype 8, la température était accompagnée en outre de difficulté à avaler, de diarrhée, de boiterie et d’abattement. La virémie (présence du virus dans le sang) a pu être détectée jusqu’à 47 jours après l’infection.

  • Quels sont les symptômes de la fièvre catarrhale chez les ovins ?

    La maladie peut se présenter sous une forme aiguë, la plus grave, mais également sous des formes beaucoup moins prononcées, les symptômes étant alors plus discrets et passagers. De façon générale, les symptômes sont diversement associés chez les animaux malades et certains pourront ne pas présenter de signes cliniques (visibles), ou des signes frustes peu caractéristiques.

    Les symptômes présentés ci-après concernent la forme aiguë de la maladie : Ils sont observés après une période d’incubation comprise entre 2 et 20 jours au maximum (6 à 8 jours en moyenne). La maladie se traduit d’abord par des signes généraux :
    - fièvre (41 à 42°C) pendant plusieurs jours (4 à 6) ;
    - anorexie.

    Dans les heures suivant l’apparition de la fièvre (24 à 48 heures le plus souvent), survient une inflammation des muqueuses :
    - buccale : stomatite se traduisant par une hypersalivation
    - nasale : rhinite se traduisant par un jetage nasal abondant
    - et oculaire : conjonctivite se traduisant par un larmoiement.

    L’inflammation buccale est suivie d’œdèmes (des lèvres, de la langue, parfois de la tête), d’hémorragies, d’ulcérations puis d’une nécrose des muqueuses buccales. Une cyanose de la langue peut survenir. C’est ce qui lui confère l’aspect bleuté qui donne son nom à la maladie (« Bluetongue » en anglais). Ces symptômes peuvent s’accompagner d’un abattement des animaux, de troubles alimentaires et d’un amaigrissement.

    Des boiteries sont également observées. Elles sont consécutives à une atteinte podale : congestion des bourrelets coronaires, pododermatite. Les muscles peuvent être affectés (myosite) entraînant alors raideurs, douleurs, torticolis, attitudes anormales.

    Des symptômes pulmonaires (pneumonie) et digestifs (diarrhée) sont décrits.

    Les brebis gestantes peuvent avorter

    La mortalité n’est pas rare et survient parfois rapidement après le début des symptômes cliniques. Les animaux peuvent cependant se rétablir après une convalescence de longue durée et non sans présenter un ensemble de troubles tels que des retards de croissance, la chute de la laine, d’éventuelles surinfections bactériennes ou encore de la stérilité.