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questions

  • Ai-je intérêt à vacciner les animaux de mon cheptel ?

    Les conséquences de la fièvre catarrhale sur l’état de santé des animaux sont importantes. Dans les élevages atteints au cours de l’épisode de fièvre catarrhale de 2007, on a pu notamment observer :
    - de la surmortalité par rapport aux années précédentes,
    - des problèmes de fertilité particulièrement chez les mâles,
    - un augmentation de la fréquence des avortements et de la mortinatalité,
    - des pertes de production laitière.

    Les pertes économiques directes sont donc importantes. A cela s’ajoutent des contraintes pour la circulation et la commercialisation des animaux. Tout blocage dans les échanges engendre également des coûts. Dans ces conditions, il est essentiel de mettre en place des mesures collectives et individuelles de contrôle de la maladie.

    La fièvre catarrhale a une incidence grave. Vacciner et protéger les animaux, c’est pouvoir maintenir une activité économique au cours des prochains mois.

    Par ailleurs dans les départements concernés (Corse du Sud, Haute Corse, Gers, Landes, Pyrénées Atlantiques, Hautes Pyrénées et depuis peu : Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gironde et Lot-et-Garonne) la vaccination contre la fièvre catarrhale de sérotype 1 est obligatoire.

  • Je vends des animaux reproducteurs dans les Centres d’Insémination. Dois je les vacciner ?

    Certains Centres d’Insémination Artificielle ne souhaitent pas vacciner les mâles afin de pouvoir continuer à exporter les semences vers les pays tiers (pour la plupart, ceux-ci refusent les semences provenant d’animaux vaccinés). Il est donc important si certains de vos animaux doivent être acheminés dans ces centres que vous sachiez quelles décisions ont été prises.

    Pour la vaccination contre le sérotype 1, une demande de dérogation officielle peut être demandée à la Direction des Services Vétérinaires. Cette demande doit mentionner le fait que le détenteur des animaux est conscient du risque sanitaire qu’il prend et qu’en cas d’atteinte de ses animaux par la FCO aucune indemnisation ne pourra être demandée à l’Etat.

  • Les vaccins disponibles sont-ils efficaces pour réduire les risques cliniques ? les risques de transmission ? au sein d’un troupeau ?

    La vaccination est une mesure efficace. En effet, on dispose à la fois d’un recul sur le terrain où des vaccins du même ordre mais visant d’autres sérotypes (notamment sérotypes 2 et 4) ont été utilisés avec succès et d’essais expérimentaux réalisés par les laboratoires fournisseurs dans le cadre de l’obtention de l’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU).

    Pour une efficacité maximale, l’immunité des animaux demande cependant du temps pour s’installer. Elle n’est obtenue que 15 à 30 jours (selon les vaccins : voir les spécifications de chaque fabricant) après la ou les deux injections prévue(s) en primo-vaccination dans le protocole spécifique de chaque vaccin pour l’espèce ou les espèces considérées. Auparavant, l’animal n’est pas pleinement protégé. Il peut donc être sensible à une infection par les virus sauvages.

    La campagne de vaccination va avoir lieu à une période de pleine circulation virale. Il est donc possible que des symptômes cliniques soient observés y compris sur des animaux en cours de vaccination ou vaccinés. Cela ne signifie pas pour autant que la vaccination n’aura pas été efficace.

    Elle devrait permettre dans tous les cas de diminuer la contagiosité des animaux (diminution de la virémie), d’atténuer les symptômes, de limiter la transmission au sein du troupeau et vers les cheptels voisins.

  • Puis-je vacciner tous mes animaux et dans le cas contraire, quels animaux vacciner ?

    Les doses vaccinales vont être acheminées progressivement sur le territoire français en suivant un schéma de distribution programmé en fonction du calendrier de disponibilité des doses de vaccins. Ce schéma tient compte de différents niveaux de priorités fonction à la fois du nombre de foyers confirmés au cours de l’année 2006 et des catégories d’animaux à vacciner (priorité aux broutards, transhumants, ….). Aussi ne va t’il pas être possible de vacciner d’emblée l’intégralité des animaux. Il s’agit de définir des priorités pour optimiser l’utilisation des doses vaccinales qui seront disponibles.

    A l’heure actuelle, on peut conseiller de vacciner en priorité les reproducteurs et les animaux en âge de reproduire.

  • Quand le vaccin sera-t’il disponible ?

    Cela dépend du département et du type d’animaux à vacciner.

    La campagne de vaccination contre le Sérotype 1 vient de commencer. Pour le Sérotype 8, les 16 départements touchés par la FCO en 2006 sont prioritaires dans la distribution des vaccin. Des doses vaccinales ont déjà été réservées pour les animaux destinés aux échanges et les animaux transhumants et le seront par la suite à chaque livraison de vaccin.

    Par la suite, la distribution des vaccins se fera progressivement dans les différents départements d’ici août prochain. La répartition des doses est notamment fonction du nombre de foyers de FCO confirmés en 2007.

    La DSV de votre département doit pouvoir vous renseigner sur le planning prévisionnel de livraison des vaccins.

  • Que peut-on attendre de la vaccination au niveau d’une région ou d’un pays ?

    Une vaccination de masse est essentielle.

    Elle constitue le seul moyen pour protéger collectivement au mieux les troupeaux et permettre d’abord de limiter l’expansion de la maladie, puis à terme de parvenir progressivement à son éradication.

    Il s’agit d’une démarche collective importante qui doit permettre non pas d’empêcher complètement l’infection mais de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’épizootie large échelle.

  • Quels sont les vaccins disponibles ?

    Vaccins utilisables pour le sérotype 1

    - Pour les bovins : ZULVAC 1 Bovins commercialisé par Fort Dodge
    - Pour les ovins : ZULVAC 1 Ovins commercialisé par Fort Dodge

    Vaccination pour le sérotype 8 dans le cadre de la campagne de vaccination 2008 [1]

    - Pour les bovins : BOVILIS BTV8 commercialisé par Intervet
    - Pour les broutards : BTVPUR AISap 8 commercialisé par Mérial et BOVILIS BTV8 commercialisé par Intervet
    - Pour les ovins : BTVPUR AISap 8 commercialisé par Mérial

    Pour les caprins, les vaccins disponibles n’ont pas d’Autorisation Temporaire d’Utilisation (A.T.U.), l’ensemble des études nécessaires n’étant pas achevé pour cette espèce. Il est néanmoins possible de vacciner en recourrant aux vaccins disposant dores et déjà d’une A.T.U. pour les autres espèces en suivant le principe dit « de la cascade ». La nature des adjuvants utilisés fait qu’il n’y a pas de délai d’attente forfaitaire, ni pour le lait, ni pour la viande. Voir également à ce propos la note de service DGAL/SDSPA/N2008-8157 relative aux modalités de vaccination des caprins.

  • Qui paye le vaccin ? la vaccination ?

    Cette année, le vaccin est fourni gratuitement. Son coût est entièrement pris en charge par l’Union européenne et la France.

    L’acte vaccinal est pris en charge par l’Union Européenne à hauteur de 50 % du coût dans la limite de 2 euros par bovin (pour deux injections) et 0,75 euro par petit ruminant. Le reste du coût est la charge de l’éleveur.

    Dans les départements où la vaccination contre le Sérotype 1 a été rendue obligatoire, la commission bipartite entre les représentants des éleveurs et des vétérinaires sanitaires a fixé le tarif à l’injection 1,65 euros HT par bovin et 0,55 euros HT par petit ruminant.

  • Selon quel protocole vacciner ?

    Pour chaque type de vaccin, il existe des protocoles de vaccination différents. Il est important de bien suivre les préconisations des fabricants.

    Ainsi, pour la vaccination contre le sérotype 1, il est nécessaire de réaliser deux injections à trois semaines d’intervalle. Pour le Sérotype 8, une seule injection est nécessaire pour les ovins. Il en faut deux à trois semaines d’intervalle (ou 1 mois pour les broutards qui seraient vaccinés avec le BTVPUR AISap 8 de Mérial) pour les bovins. C’est ce protocole qui est également recommandé par le laboratoire Mérial en ce qui concerne les caprins.

    Dans les départements concernés à la fois par la vaccination contre le sérotype 1 et le sérotype 8, la question est posée de savoir si une vaccination des animaux contre les 2 sérotypes est possible en même temps. Un avis de l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire attendu sur ce sujet devrait confirmer une telle possibilité dans la mesure où les deux vaccins seraient injectés en deux points distincts.

    Les tableaux ci dessous récapitulent les spécifications des vaccins dans le cadre de la campagne de vaccination en cours.

    Vaccination pour le sérotype 1

    Document sans nom

    Nom du vaccin Laboratoire

    Modalités de vaccination
    Age minimal
    de vaccination

    Délai d’installation
    de l’immunité

    Nbre d’injections

    Dose et Voie

    Bovins

    ZULVAC 1 Bovins
    Fort Dodge

    2 injections
    à 3 sem. d’intervalle

    2 ml en
    Intra-musculaire

    2,5 mois

    15 jours après la 2ème injection

    Ovins

    ZULVAC 1 Ovins
    Fort Dodge

    2 injections
    à 3 sem. d’intervalle

    2 ml en
    Sous-cutanée

    1 mois

    24 jours après la 2ème injection

    Vaccination pour le sérotype 8

    Document sans nom
    Espèce cible
    Nom du vaccin Laboratoire
    Modalités de vaccination
    Age minimal
    de vaccination

    Délai d’installation
    de l’immunité

    Nbre d’injections

    Dose et Voie

    Bovins

    BOVILIS BTV8
    Intervet

    2 injections
    à 3 sem. d’intervalle

    1 ml en
    Sous-cutanée

    1 mois

    21 jours après la 2ème injection

    Broutards

    BTVPUR AISap 8
    Mérial

    2 injections
    à 1 mois d’intervalle

    1 ml en
    Sous-cutanée

    1 mois
    sauf jeunes nés de mère vaccinée :

    2,5 mois

    23 jours après injection

    Ovins

    BTVPUR AISap 8
    Mérial

    1 injection

    1 ml en
    Sous-cutanée

    31 jours après injection

    Attention : les intervalles entre les deux injections de la primo-vaccination doivent être strictement respectés. La tolérance est de 2 jours si l’intervalle entre les injections est fixé à 21 jours ; il est de 3 jours si l’intervalle de vaccination est fixé à un mois.

    Pour les caprins

    Il convient de se référer à la note de service DGAL/SDSPA/N2008-8157 :
    - possibilité, en l’absence d’Autorisation Temporaire d’Utilisation chez cette espèce, de recourir au principe dit de la "cascade" et d’utiliser les vaccins disponibles pour les autres espèces,
    - compte tenu de la nature des adjuvants employés dans les vaccins bénéficiant d’une ATU : délais d’attente nuls,
    - sérotype 1 : le laboratoire Fort Dodge recommande l’utilisation du ZULVAC 1 Ovins et l’application du protocole ovin,
    - sérotype 8 : le laboratoire Mérial recommande l’utilisation du BTVPUR AISap 8 et l’application du protocole bovin.