Glyphosate : où en est bruxelles ?

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En 2016, la Région bruxelloise a interdit l’utilisation du glyphosate, cet herbicide total foliaire systémique qui a créé des controverses. Si l’OMS le considère comme « cancérogène probable » pour les humains, l’Autorité européenne de sécurité des aliments ainsi que l’Agence européenne des produits chimiques s’accordent à dire le contraire.

La Région Bruxelloise a attaqué la Commission Européenne

Bruxelles en a vu de toutes les couleurs avec cette histoire. Après l’autorisation de la réinscription de la substance sur les marchés des pays de l’UE en 2017, la Région a tenu se faire entendre devant la Cour de Justice Européenne. Selon elle, cette violation du principe de précaution est inadmissible. Cette molécule contenue dans de nombreux désherbants tels le très célèbre Roundup a provoqué des débats tendus centrés sur les effets qu’elle peut avoir sur la santé de l’homme et sur l’environnement.

D’après la Région bruxelloise, la Commission Européenne n’a pas tenu en considération l’incertitude scientifique quant au risque encouru avec l’usage du glyphosate. La santé des habitants et l’environnement sont concernés  par la décision de renouveler l’autorisation de la molécule. Bruxelles a donc émis une requête pour annuler ce règlement controversé. La Région a demandé 3 ans pour au moins avoir le temps nécessaire pour rectifier le tir.

La Commission a eu le dernier mot

C’est en octobre dernier que la nouvelle est tombée ! Après des mois de bataille entre les deux parties, on peut dire que l’UE en est sortie gagnante. La Commission a défendu l’interdiction du glyphosate par la Région de Bruxelles-Capitale. C’est un véritable coup dur pour la Région qui a tout fait pour obtenir gain de cause. De son côté, l’exécutif européen a stipulé à travers un communiqué adressé au gouvernement bruxellois que le « principe de précaution » est un motif trop abstrait et insuffisant pour interdire complètement l’usage de la substance.

À noter que les autorités régionales de Bruxelles avançaient le manque de consensus scientifique sur la nocivité du produit comme raison valable pour son interdiction sur le territoire. Mais de toute évidence, c’est une raison trop légère du point vue de l’UE. Le Commission européenne a même appuyé sa décision avec une longue liste d’avis d’experts confirmant qu’il y a aucune justification pour classifier le glyphosate parmi les produits cancérigènes.

En résumé, pour répondre à la question « Où en est Bruxelles avec l’usage du glyphosate ? », la Région n’a pas obtenu le droit d’interdire l’emploi des herbicides contenant la molécule malgré le combat judiciaire qu’elle a mené contre la Commission Européenne.

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